Bon, je mets la charrue avant les dauphins de trait, donc, pour commencer : une affiche de festival grand public n’est pas Ledroit l’endroit pour sexualiser une figure, quelle qu’elle soit. Je ne sais pas pourquoi c’est si difficile à comprendre. C’est grand public, et l’érotisme, quelle qu’en soit la nature, s’observe, se pratique et se révère derrière des voiles. On ne colle pas une meuf à moitié à poil sous les nez des mômes ni de ta grand-mère, en trois mètres par douze. Ça ne devrait pas être compliqué.
Ensuite, est-ce que le monde a vraiment, encore besoin d’une meuf à moitié à poil en trois mètres par douze ? Est-ce que c’est ça, en 2026, l’affirmation de la liberté d’expression ? Est-ce que, grand diable, la sexualisation et l’affichage du corps féminin sont si taris en Occident qu’il faut absolument reconquérir le dernier espace subversif qui soit, une affiche de festival grand public ? Si vous avez besoin de ça, je ne sais pas, puis-je vous présenter à Internet au sens large ? À la rigueur, hé, mettons un mec, au moins ça rééquilibrera un peu. Mais : voir point 1, non, ça n’est juste pas ni le lieu ni Ledroit l’endroit, stou.
704 shaares